Apiculture 2025

C'est l'histoire d'une rencontre entre engagement personnel et soutien institutionnel qui dure. A l'occasion d'ateliers tenus fin mai sur le site de Marchant, un agent presque secret –cadre de santé en semaine et apiculteur le week-end – a posé quelques mots sur l'installation d'abeilles sur l'établissement et ce projet.

  • Comment s'est monté le projet de l'installation de ruches sur Marchant ?


Ce projet s’est monté dans le cadre de l’engagement de notre établissement dans une démarche de RSE en complément des projets éco pâturage, de mobilité douce…
Certains de mes collègues participant aux réunions de travail du projet RSE ont fait savoir au porteur de projet que je pratiquais l’apiculture de loisir et nous ont mis en relation.
C’est avec intérêt pour ce projet de développement durable et de préservation de la biodiversité que j’ai accepté de participer.
Ainsi, pour la 3ème année le CHGM accueille sur son site pour une période de deux mois un petit rucher composé d’une dizaine de ruches.

  • Est-ce qu'installer des ruches sur un établissement de santé, c'est compliqué ?

Installer un petit rucher sur le CHGM a nécessité de trouver un emplacement sécurisé, quelque peu éloigné de la circulation piétonne afin d’éviter d‘éventuelles piqures d’abeille.
Le rucher clôturé a trouvé sa place tout naturellement près du parc à moutons.

  • Que peut-on dire du miel de Marchant ?

De début mai à fin juin les butineuses profiteront des floraisons successives qu’offre le parc : acacia, trèfle blanc, tilleul. Cependant les butineuses n’hésiteront pas à franchir les limites du parc pour se procurer le précieux nectar dans un rayon de 2 à 3 kms.
Le miel qu’elles pourront produire sera essentiellement un miel d’acacia si les pluies printanières ne nuisent pas à la floraison et un miel de tilleul.
Ces deux variétés de miel à la couleur claire, sont doux et parfumés. Ils ont la particularité de rester liquide plusieurs mois. 

PS : si vous souhaitez vous procurer du miel de Marchant (millésime 2025), rendez-vous aux Journées Européennes du Patrimoine le 21 septembre prochain !

Quelques faits pour rappeler l’importance de ce type de projets

  • La pollinisation est un processus fondamental pour la survie des écosystèmes, car de lui dépend la reproduction de près de 90 % des plantes sauvages à fleurs du monde, 75 % des cultures vivrières et 35 % des terres agricoles à l’échelle de la planète.
  • Le taux d’extinction des pollinisateurs est 100 fois plus élevé que la normale.
  • Les insectes pollinisateurs sont indispensables à la production de plusieurs cultures telles que les arbres fruitiers, petits fruits, concombres, courges, oignons, amandes ainsi que les melons.
  • Les principaux insectes pollinisateurs sont les papillons, abeilles, guêpes, bourdons, fourmis, mouches, scarabées et les coccinelles. Les abeilles sont des animaux sociaux très organisés et communicatifs, qui se voient attribuer des rôles pour mener à bien les activités qui permettent à la ruche de fonctionner comme une horloge. Tout cela se déroule tout au long de leur cycle de vie.

Menaces pour les abeilles

La principale menace qui pèse sur les abeilles est la perte et la détérioration de leurs habitats. Ceci est en très grande partie causé par l'urbanisation des zones où elles vivent. Lorsque les champs sont transformés en villes, les abeilles perdent leur habitat et nombre d'entre elles cessent de se reproduire.
La monoculture est une autre menace pour les abeilles : lorsque les agriculteurs ne plantent que du maïs ou du riz, par exemple, ils font fuir les abeilles qui ont besoin de cultures diverses et variées.
Les pesticides sont une autre menace importante, car les agriculteurs les utilisent pour se débarrasser des parasites, mais ils affectent également les abeilles.
Enfin, certains parasites sont aussi dangereux pour les abeilles. Des parasites tels que la fausse teigne, le petit coléoptère des ruches et le varoa, font que des micro-organismes envahissent les ruches. Et, aussi, le frelon asiatique.